Informer la future génération de journalistes

Auteur: 
Joé Lee Désautels, Arts, lettres et communication

Photos : Joé Lee Désautels

         La raison d'être du journalisme est d'informer la population. C’est avec ce désir d’informer que le couple de journalistes sherbrookois Marie-France Martel du 107,7 Estrie et René-Charles Quirion de La Tribune ont présenté, le jeudi 27 septembre dernier, une rencontre-causerie aux étudiants et étudiantes de première année du programme Arts, lettres et communication option média du cégep de Sherbrooke.

 

Après s’être présentés et avoir parlé de leurs champs d’expertise respectifs, les journalistes ont parlé des journées types d’un reporteur. M. Quirion explique que même si l’horaire de travail habituel est du neuf à cinq comme la plupart des gens, l’événement journalistique est imprévisible et peut arriver à n’importe quelle heure du jour et de la nuit. « C’est arrivé que Marie-France a eu à vivre que moi je parte en soirée, tôt le matin sur des événements » ajoute M. Quirion.

 

Ces horaires variables ont lieu parce que le travail d’un journaliste est de rapporter la nouvelle avec le moins d’intermédiaires possible entre l’événement et le public. « Nous, l’ours on veut le voir » dit, M. Quirions, faisant la comparaison avec l’expression « L’homme qui a vu l’homme qui a vu l’ours ». Mme Martel explique que comme journaliste, ils doivent aller chercher l’information en plus, poser les questions pour aller plus loin que les communiqués de presse et les rapports d’événements qu’ils reçoivent et non seulement les recopier. « Sinon on serait des relationnistes », ajoute Mme Martel.

 

La compétition entre les différents réseaux d’information

 

Contrairement au grand centre comme Montréal où c’est chacun pour soi, Marie-France Martel explique qu’il existe une belle collégialité entre les journalistes régionaux. « On travaille tous ensemble pour la crédibilité des journalistes », ajoute René-Charles Quirion. Cependant, la compétition existe bel et bien quand il s’agit d’un sujet exclusif. Étant un couple dans la vie et travaillant pour deux réseaux différents, ils affirment avoir un grand respect pour les exclusivités journalistiques de l’un et de l’autre.

 

La véritable compétition proviendrait des réseaux sociaux comme Facebook explique Mme Martel. Ceux-ci « gobent » une grande part du marché publicitaire, qui ce fait de plus en plus rare dans les médias papiers et radiophonique traditionnels. Cette tendance a pour cause le fait que la jeune génération va chercher son information sur internet, encourageant ainsi les publicitaires à les rejoindre sur les médias sociaux. Le problème, explique M. Quirion, est que lorsque la publicité est sur Facebook ou Instagram l’argent va aux compagnies californiennes au lieu d’aller aux médias privés locaux qui ont de plus en plus de peine à se payer des effectifs.

 

 

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