Changer le monde une personne à la fois: un étudiant réfugié au Cégep en 2019

Auteur: 
Anne-Sophie Bolduc, Arts, lettres et communication

Photo :  Une partie du comité Programme étudiant réfugié (PÉR), qui compte une douzaine de membres (hyper) actifs. Rangée du Bas : Christophe A. Sévigny (enseignant en sociologie), Naomi Rhéhault, Veronika Frydrych, Edouard Aris. Rangée du haut : Juliana Tutino Richard, Yzabel D'Amours-Millette, James Currie. Les étudiants sont appuyés de deux enseignants instigateurs du projet : Christophe A. Sévigny, et Valérie Dubé (absente sur la photo).

Membres absents sur la photo : Nedgine Sophie Brice , Pascale Cousin, Haïfa Gravel-Baazaoui, Christelle Jouogo Noumsi, Jacob Philippon, Lou-Philip Robitaille.

 

Le comité du Programme d’étudiants réfugiés (PÉR), qui s’est récemment installé au Cégep de Sherbrooke, a un projet assez particulier pour la rentrée de l’automne 2019. Des démarches ont été entamées dans le but de pouvoir faire venir un jeune d’un camp de réfugiés, afin qu’il vienne étudier ici, au Cégep de Sherbrooke. Le comité a déjà plusieurs idées en ce qui concerne la campagne de financement qui devrait permettre au projet de se réaliser.

Lors de la dernière assemblée générale le PÉR est devenu un comité officiel de l’Association étudiante du Cégep de Sherbrooke (AÉCS) à l’issue d’un vote favorable au projet. Ensuite, une proposition sera faite lors de la prochaine assemblée – le 3 octobre - en ce qui concerne le moyen d’amasser l’argent nécessaire. Comme l’explique Christophe Allaire, un enseignant au Cégep en sociologie, l’idée est qu’environ 1,50$ de la cotisation étudiante soit utilisé pour ce programme. « Notre objectif annuel est d’amasser 17 000$ à 22 000$ », ajoute-t-il. D’autres moyens seront utilisés pour y arriver, comme les dons du personnel de l’institution ainsi que du syndicat des enseignants, qui accorde 2 000$ par année sur 5 ans.

Cette somme d’argent permettra, entre autres, au jeune réfugié d’être logé, nourri et de profiter d’un soutien financier d’un an. Christophe A. Sévigny précise aussi que « tout réfugié au Canada doit rembourser son billet d’avion à son arrivée, c’est environ 3 000$ ». Le comité PÉR pourrait donc également payer cette dette à sa place.

De plus, pour s’assurer que le réfugié s’intégrera au maximum à sa nouvelle société, il sera parrainé par d’autres étudiants, dont ceux participant au programme, afin de veiller à ce que tout se passe bien. Le professeur n’a pas de doutes. « Je suis très confiant que le jeune va réussir à s’intégrer. En plus des ressources disponibles au cégep comme l’internationalisation, Sherbrooke est une ville idéale qui a développé beaucoup de structures d’accueil et de services. », a-t-il dit.

Bien que ce projet soit nouveau pour le Cégep de Sherbrooke, le PÉR est déjà installé sur 80 campus à travers le Canada, et Estrie, dont l’Université de Sherbrooke, l’Université Bishop’s et le Collège Champlain.. Chaque année, il donne la chance à plusieurs réfugiés de 17 à 25 ans de faire des études et de quitter leur pays en guerre.

Selon Christophe A. Sévigny, c’est une bonne occasion pour poser un geste concret dans le but d’améliorer le monde. "Appuyer PÉR permet d'améliorer radicalement la vie d'une personne à chaque année. Le bénéfice et l'impact sont très grands en comparaison du coût et de l'implication locale".

 

Commentaires

Portrait de Philippe
très belle initiative, bravo

très belle initiative, bravo les jeunes

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