Corps, Amour et Anarchie dans l’univers de la poésie de Léo Ferré

Auteur: 
Simon RD

Chronique de Simon RD

 

(Sherbrooke)- Corps, Amour et Anarchie dans l’univers de la poésie de Léo Ferré. Le 21 mars dernier au Centre culturel de l’Université de Sherbrooke, les chorégraphes Hélène Blackburn, Emmanuel Jouthe, Anne Plamondon, David Rancourt et Pierre-Paul Savoie nous ont fait voyager à travers l’œuvre touchante du musicien et poète de Monaco.  

Une vingtaine de pièces inspirées de l’œuvre de Léo Ferré ont été offertes au public. Les spectateurs ne sont certainement pas prêts de l’oublier. En effet, ce fut une soirée mémorable et un spectacle rempli d’émotions tendres et bouleversantes à la fois. Si l’idée de faire une performance avec les œuvres du musicien et interprète était audacieuse, je dois avouer fortement que le tout a été livré avec succès et a rendu incontestablement honneur à Ferré ainsi qu’à sa création!

 

Ce qui rendait la chorégraphie si magique était cette gestualité si expressive et architecturale, des danseurs incorporés au rythme musical et verbal des interprètes, qui, disons-le, ont chanté les œuvres de Léo Ferré d’une manière si réussite et honnête que j’en fus complètement ébahi. D’ailleurs, les interprètes n’ont pas seulement chanté, mais ont aussi participé quelques fois à la danse, ce qui les ont immergés davantage dans l’univers spirituel de cette prestation. Non mais, quelle réussite! Rare sont les fois où j’ai assisté à un spectacle de danse qui était accompagné de musiciens et de chanteurs en live. Force est d’admettre que cela y ajoute considérablement un charme époustouflant. Il ne faut pas omettre de souligner le travail remarquable du groupe au complet pour l’exécution concernant la coordination de la musique, de la chanson et des mouvements de danses qui se sont harmonisés avec le rythme de la poésie de Ferré, une composition qui formait quelque chose de très homogène et élégant.

 

« Avec le temps, avec le temps va tout s’en va… » Mais quelle pièce! En fait, ce moment a été de loin le segment où j’ai été le plus transporté. Quand la chanson a fini, je me suis réveillé, mais je ne dormais pas. Les paroles, la danse et les effets visuels présents tout au long m’ont transporté pendant un moment, à quelque part ou j’étais bien et où j’appréciais le moment, « et c’est très bien comme ça ». En fait, les décors et images présentés dans toutes les scènes nous faisaient sentir ailleurs, mais présent dans l’œuvre à la fois.

 

La troupe de PPSDanse a été remerciée avec une remarquable ovation de la part du public. Avec un spectacle enivrant de la sorte, l’audience, j’en suis convaincu, en est sortie avec le cœur gros et l’esprit plus libre.

 

Crédits photo: Jean-François Leblanc

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