Intelligence artificelle : la science-fiction aux frontières du réel

Auteur: 
Simon RD

Je me rappelle d'un soir, où assis sur le divan avec un bon pop-corn, à 12 ans, j’ai été fasciné par le film de science-fiction A.I Intelligence artificielle, réalisé par Steven Spielberg en 2001. L’histoire de A.I. se situe dans un monde réaliste sur la planète Terre, mais à une époque où l’intelligence artificielle a dépassé les limites des ordinateurs pour se rendre dans les robots. Un couple dont le fils souffre d’un handicap, sa mobilité réduite à zéro, achète un enfant robot en guise de remplacement. Mais cet intérim sera temporaire le jour où l’enfant humain sera guéri de sa maladie. L’humanoïde sera donc laissé à l’abandon dans les bois comme beaucoup d’autres robots jugés désuets et certains d’entre eux se retrouveront dans des foires de démolition. Les robots dans le film tentent de se sauver des humains qui veulent finalement les détruire maintenant qu’ils n’ont plus besoin d’eux.

La science-fiction aux frontières du réel  

Alors, bien tranquillement en déjeunant, j’ouvre mon téléphone intelligent pour y regarder le fil de l’actualité, sur une des plateformes internet comme à l’habitude. Ce que j’aperçois dans un vidéo me laisse quelque peu perplexe.  Un robot qui se nomme Sophia et qui répond à Andrew Ross Sorokin devant un public, sur la chaîne CNBC. Cet évènement s’est déroulé le 25 octobre dernier lors d’un congrès à Ryad, dédié aux nouvelles technologies qu’on nomme « Future Investment Initiative. Le plus troublant est que Sophia livre un discours assez fluide, pour un robot bien sûr.

À ce moment précis, je repense au film en question et me dit : « jusqu’à quel point la science-fiction n’est qu’un prélude à une réalité qui se prépare? ». Force est d’admettre que Spielberg était presque à quelques années près de la réalité! Bon, il est évident que nous ne sommes pas arrivés à un point de ressemblance exacte du scénario du film, mais tout de même.

Sophia est un robot humanoïde dotée d’une intelligence artificielle. Elle a en fait été activée le 19 avril 2015. Elle est une conception de la compagnie Hanson Robotic quis’inspire du point de vue de l’esthétisme de l’actrice Audrey Hepburn. Cet automate est capable de retenir des reconnaissances faciales, d’interagir avec les humains sur des sujets précis et imite même leur gestualité. Bienvenue au nouveau 21e siècle! De plus, vous avez sûrement entendu parler que Sophia avait obtenu sa « citoyenneté » et c’est nul autre que l’Arabie Saoudite qui l’a donnée, ironiquement vous comprendrez. Cet humanoïde est théoriquement une femme sans voile et pendant sa conférence elle n’était pas accompagnée d’un homme, ce qui serait pas permis à une femme en chair et en os, alors ce robot a donc plus de droitque les femmes saoudiennes mais ceci est toutefois un autre débat qui mérite réflexion .

Au service de l’humanité

En outre, mais qu’elle avancée technologique! Au service de l’humanité par contre? Tel est mon questionnement.  Une révolution de la sorte est extrêmement impressionnante je dois l’admettre. Par contre, comme j’ai avancé le 9 novembre dernier durant le Podcast À voie autre, que j’anime en compagnie d’Alexy Tremblay, à la radio du cégep CAHO, cette technologie pourrait facilement être utilisée à des fins ma foie funestes. Je vais peut-être avoir l’air cynique mais j’ai toujours eu l’impression qu’à chaque fois qu’une nouveauté dans le domaine de la technologie a été réalisée, des technologies qui auraient dû servir qu’au bienêtre de la planète et de l’humanité, on en fait servi à commettre des gestes de violence et de destruction massive. Désolé mais l’homme à cette faculté très développé à l’autodestruction. On a qu’à penser au nucléaire. Une énergie impressionnante qui devrait servir qu’au bien et non au mal et la menace. Cette énergie qui a fini par détruire des écosystèmes, qui sert de rapport de force pour certains pays et même pour tuer des innocents. Hiroshima « Je me souviens ». On peut notamment penser aux drones. Un engin qui devrait nous servir à parcourir tous les racoins de la planète, pour y découvrir par exemple des endroits jamais connus et des vestiges anciens où l’homme n’a pu accéder à ce jour. Pas à larguer des bombes au Moyen-Orient et risquer de tuer des gens innocents au profit d’un faux conflit purement stratégique et économique! Attendez! Ces A.I seront peut-être ceux qui prendrons les grandes décisions et qui nous guiderons vers la paix, grâce à leur jugement basé sur la rationalité plutôt que sur les émotions. Qui sait?

Des emplois en péril

Par ailleurs, on avance dans certains médias que les robots pourraient faire baisser la valeur d’une grande quantité d’emplois occupés présentement par les humains. Près de nous, dans un article paru dans Les affaires, on rapporte qu’au Québec un emploi sur trois sera occupé par un robot intelligent et dans le temps on situe cela d’ici 10 à 20 ans. Pour moi c’est un oui pour la présence de robots dans les secteurs de l’emploi.  Par contre, mon problème ici, c’est évidement la perte d’emploi. À mon humble avis les robots intelligents, dans un futur proche, devraient être utilisés afin que les humains puissent moins travailler, tout en gardant un niveau de vie respectable. Pas pour le désavantager au profit de multinationales ou autres entités assoiffées de profit et de pouvoir. Voici ma thèse :  En ayant des robots, ceux faits pour le travail manuel, cela permettrait à l’être humain ouvrier d’avoir plus de temps pour s’épanouir tout en vivant bien! En ce qui concerne les robots aux fonctions plus intellectuelles, ils devraient servir à aider les scientifiques pour faire avancer la médecine et les technologies et ce toujours dans une optique philanthropique. Les robots au service de l’humanité et non pour les intérêts malveillants. Vous trouverez probablement que ma thèse est irréaliste, mais de toute façon, dans ce monde, le bien-être de l’humanité semble toujours paraître trop utopique!

 

Et après?

Une fois que les robots auront appris de nous et que par le fait même, nous aurons aidé à en apprendre davantage sur nous et sur le monde où nous vivons : Ce jour-là, leur présence sera-t-elle désuète? Aurons-nous passé à autre chose? Est-ce qu’on va les jeter aux ordures, ces êtres robotisés devenus humaniste qui, grâce à nous, aurons peut-être développé des sentiments? L’avenir nous dira si Spielberg avait vu vrai.  



No comments yet

Ajouter un commentaire

Plain text

  • Aucune balise HTML autorisée.
  • Les adresses de pages web et de courriels sont transformées en liens automatiquement.
  • Les lignes et les paragraphes vont à la ligne automatiquement.

Gmap

CAPTCHA
This question is for testing whether or not you are a human visitor and to prevent automated spam submissions.
13 + 1 =
Solve this simple math problem and enter the result. E.g. for 1+3, enter 4.