Série Danse : Une soirée d'ouverture majestueuse!

Auteur: 
Simon RD

(Sherbrooke)- Le Centre Cultuel de l’Université de Sherbrooke a majestueusement ouvert la saison de la Série Danse avec le spectacle Vic’s Mix.  Juste en sortant de ma voiture et en me retournant vers l’entrée, mes certitudes étaient déjà confirmées… La soirée allait être glamour!

L’entrée était aménagée pour nous donner l’impression d’être dans une soirée V.I.P. Les lumières colorées, la musique branchée, les portiers, les potelets dorés à corde de velours, toute l’ambiance nous conviait à une soirée de première ou de tapis rouge!

Avant le spectacle, les amateurs étaient invités pour une mise en contexte de la performance de la troupe RUBBERBANDance et son spectacle Vic’s Mix. Une présentation aussi colorée que d’habitude, par nul autre que le poète Sylvain Dodier.

Aucunement dans l’intention de mousser les faits de ma part, la salle devant les porte de l’amphithéâtre était pleine à craquer! En bon Québécois : « il y avait du monde à messe! ».

Danse de rue sur musique classique

Le chorégraphe de la troupe de RUBBERBANDance Victore Quijada a rassemblé toutes ses meilleures pièces de sa carrière en un seul spectacle. Cette performance dévoile son parcours et met l’accent sur le processus de sa démarche artistique jusqu’à ce jour. Une expérimentation de haute envergure, qui vise la fusion des styles hip-hop et classique.

On assiste à son travail d’observation, de recherche et d’expérimentation, concernant tout l’engouement pour le mouvement Hip-Hop, le Break Dance, la musique urbaine et populaire ainsi que toute la faisabilité d’un jumelage avec la danse et la musique classique.

Honnêtement, durant la première partie, je suis resté perplexe, car le genre expérimental des pièces m’a quelque peu choqué. Je n’étais pas habitué à ce genre de mélange, ma fois, en marge de ce qui se fait.

Cependant, plus le spectacle avançait, plus je me fondais dans l’idée de la démarche, et plus je commençais à saisir la direction qu’allait prendre cette réflexion.

À la deuxième partie du spectacle, tous les morceaux du puzzle se mettent en place. Victor a eu ses réponses et, oui, les mouvements du Break Dance et le « lyfe style » urbains se mélangent jusqu’à un point d’homogénéité dans les gestes de façon assez impressionnante!

Dans certaines scènes, on se croirait complètement transportés en plein cœur d’une rue d’un quartier de Los Angeles avec des B-Boy qui gesticulent et effectuent des mouvements de façon étrangement très cohérente.

Les danseurs ont même intégré quelques moments humoristiques durant la performance. Trois danseurs se sont prêtés à une comédie de rivalité entre eux, au grand bonheur du public, qui comptait beaucoup de jeunes.

Une finale spectaculaire!

L’ovation du public a été suivie d’un « Break-Dance battle », sur une musique Hip-Hop. À tour de rôle, les danseurs et danseuses ont rivalisé de talent et de prouesse. Le chorégraphe Victore Quijada a lui-même pris part à la fête par une démonstration de ses talents en Break-Dance.

Victore Quijada, un chorégraphe généreux

Durant l’entracte, Victore Quijada est monté sur la scène pour saluer la foule. Avec grande générosité, il nous a fait part du curriculum de sa carrière et de sa recherche artistique derrière RUBBERBANDance.

Originaire de Los Angeles, Victore Quijada a toujours été intrigué par le mouvement Hip-Hop. Il a immigré à Montréal et c’est ici que sa troupe de danse a vu le jour. Enthousiaste, il nous a souhaité une belle soirée et nous a invité à boire un verre durant l’Après-Bulle.

L’Après-Bulle

La fête a continué après le spectacle dans le hall, en compagnie du Dj Charles-Emmanuel L’Espérance et de deux danseuses talentueuses qui performaient sur des podiums. La tradition se poursuit : les bulles sont offertes ainsi que des mignardises. Aussi, le public a pu assister à un Podcast impliquant Sylvant Dodier et la troupe de danse, ce qui a permis des échanges complices entre RUBBERBANDance et son public.

« Tu peux pas arriver avec RUBBERBANDance pis l’avoir tout de suite », a expliqué une des danseuses de la troupe, durant l’Après-Bulle. La Sherbrookoise a avoué que son saut du ballet classique à cette troupe n’avait pas été facile étant donné les grandes divergences du style.

Pour performer avec RUBBERBANDance, il faut être capable d’y adhérer spirituellement et physiquement, car le style détonne énormément de la danse classique ou contemporaine qu’on connait normalement.

 

 

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